mardi, mars 01, 2011

Je suis venu vous dire ...

Je reviens, non en bloggeur capricieux en manque de reconnaissance mais en auteur responsable, prêt à assumer le regard qu'il porte sur la cité et ceux que l'on y rencontre. François Mauriac, Julien Green et Thomas Mann n'ont pas fait autrement. Mes lecteurs comprendront le parallèle, mes détracteurs ... Oh! je ne suis pas encore assez installé pour en avoir.

Il se trouve que je passe mes vacances à Lausanne; je traverse la ville, je lis la presse, scrute les façades comme un touriste. Je cherche les correspondances de transport public, essaie de débusquer une rue ou l'autre; l'exercice est amusant. De plus, j'ai mille courses à faire, qui m'entraînent de Prilly à Lutry, et jusque dans l'improbable chemin du Trabandan. Aujourd'hui, j'ai traversé des perspectives, des avenues, des boulevards au charme discret, au prestige encore plus discret. C'est une vie qui s'y déploie et dont j'avais oublié l'expression si particulière, comme une vieille connaissance qui n'a pas si mal tourné. Je n'ai pas si mal vieilli non plus. Reprendre là où on en était resté.


Je suis resté interdit par le traitement accordé, dans la presse, à un événement tragi-comique, les coups de feu gratuit d'un homme sur une représentante de la police par simple détestation. Le tireur a, soit, un problème mais, plus globalement, notre société a un problème ! Comment la force publique en est arrivée à être détestée au point qu'un quidam, de sang froid, cherche à blesser l'un de ses membres. Je m'interroge parmi l'étrange lumière de ce jour, de brume, d'or et d'argent. Je m'interroge dans la séduction de ce printemps à venir.

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